L’expulsion de 80 Tunisiens de l’Italie exclue les femmes et les mineurs

L’expulsion de 80 Tunisiens de l’Italie exclue les femmes et les mineurs

Le ministre italien a confirmé ses propos dans une interview accordée à l’AFP insistant sur le fait « qu’à partir du 10 août, les expulsions commenceront au rythme de 80 expulsions par semaine ».

Le porte parole de FTDES, Romdhane Ben Amor a soulingné, aujourd’hui, samedi le 8 aout 2020, que cette décision n’est pas nouvelle, où une convention entre les deux parties a été signé en 2011, en réponse à la vague d’immigration irrégulière qui a eu lieu pendant cette année.

Ajoutant que le taux d’expulsion a enregistré une augmentation considérable en 2019, et a baissé en raison de la crise covid.

Il a indiqué qu’en 2019, les autorités italiennes ont renvoyés 1350 clandestins escortés par des agents italiens, à travers aéroport Enfidha. Soulignant que les procédures d’expulsion ne répondent pas aux approches humaines du droit international qui soutient le principe de non-refoulement.

Il a précisé que les personnes concernées par l’expulsion sont celles qui arrivent de manière irrégulière, et sont placées dans des centres de quarantaine sanitaire pendant 14 jours, avant de prendre leurs empreintes digitales et les envoyées au ministère tunisien de l’Intérieur pour identifier leur identité avant d’être traduites devant le tribunal italien sans la présence d’avocats ni de traduction pour légaliser l’expulsion et ensuite informer le consulat tunisien à Palerme pour commencer les procédures de transfert vers la Tunisie, et ce processus dure entre 3 et 4 semaines.

Il a déclaré que les décisions d’expulsion excluent les femmes et les mineurs, de sorte que le phénomène de la migration des familles tunisiennes est devenu plus en plus répandu, après qu’elles ont acquis une culture juridique qui leur permet de connaître leurs droits et l’incapacité d’expulser une personne sans sa famille.

Dans une déclaration précédente à “Last News”, notre interlocuteur a attribué les raisons de l’émigration des familles au déclin des services publics comme la santé, ainsi qu’à la crise politique et au climat politique frustrant en Tunisie.

“Les familles tunisiennes avaient l’habitude de parier sur l’éducation comme un projet qui leur apporterait un ascenseur social spécifique ou sur de petits projets, mais ces projets ne sont plus leur garant social”, a déclaré Ben Amor.

Rappelant que le Premier ministre italien Giuseppe Conte a récemment confirmé son intention d’intensifier le rapatriement des migrants vers leurs pays.

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