Deux tiers des scènes ont été filmées en mer / « Harga » dévoile la réalité des centres d’accueil des migrants et révèle la souffrance des parents

Deux tiers des scènes ont été filmées en mer / « Harga » dévoile la réalité des centres d’accueil des migrants et révèle la souffrance des parents

Le réalisateur Tunisien Lasaâd Oueslati a dernièrement finit de filmer le feuilleton « Harga » ou « Le chemin vers le paradis » qui était supposé être diffusé sur la chaine nationale tunisienne pendant Ramadan dernier. Sauf que la propagation du Coronavirus a empêché l’achèvement du tournage des scènes restantes. Le tournage a donc été reporté ainsi que la programmation de la diffusion du feuilleton qui est programmé désormais pour l’hiver de cette année.

Bien que sa diffusion ai été reportée, « Harga » a créée une sorte de controverse étant donnée l’importance du sujet qu’il abordait, d’autant que la période récente a connu une augmentation de la fréquence des « bateaux de la mort » se dirigeant vers « le paradis promis ».

Des dizaines de jeunes et de familles ont choisit la migration clandestine vers l’Europe malgré les dangers de cette aventure.

« Harga » dévoilera la souffrance des parents

Le réalisateur de « Harga » a confirmé que le feuilleton mettra en évidence l’effet des barques de la mort qui transportent à bord des tunisiens et des africains pour des voyages à destin inconnu vers l’autre rive du méditerrané et leur quête d’un avenir meilleur qui les extirpera de la pauvreté et la destitution. Certains survivent et la plupart périssent.

Oueslati a insisté sur le fait que le feuilleton abordera la question de la migration clandestine sous des angles différents des croyances stéréotypes. Une vision qui se concentre le plus sur la souffrance des clandestins Tunisiens et Africains, des disparus en mer et des survivants dans les centres de détention après leur arrivée sur le sol italien.

« Harga » révélera aussi l’autre côté de la souffrance, celle des parents qui se retrouvent devant les cadavres de leurs enfants ramenés par les vagues et devant une longue attente pour savoir des nouvelles d’eux.

Le réalisateur du feuilleton a déclaré dans un post qu’il a publié sur son compte Facebook: “Le feuilleton raconte un autre type de souffrance, la barque, la mer, l’immigration illicite et le chemin vers l’inconnu, la mère qui pleure et le père qui cherche d’un endroit à un autre un petit espoir qu’on retrouve son fils mort ou vivant”.

L’actrice Ouajiha Jendoubi, Riyadh Hamdi, Malek Ben Saad, Maryem Ben Hssan, Sana El Habib et Hakim Boumsoudi participent au «Harga» aux côtés de Aïcha Ben Ahmed, Abdellatif Khaïreddine, Mohamed Hssin Grai, Mhadheb Rmili, Rim Hamrouni, Ousama Kachkar et certains acteurs étrangers ont participé aux événements du feuilleton en plus d’un staff important de figurants.

Deux tiers des scènes de “Harga” tournées en mer

L’acteur tunisien Hedi Mejri ou “Safouane”, selon son rôle dans “Harga”, a indiqué à “Last News” que des Ivoiriens, des Algériens et des Camerounais participaient à la série.

Il a également déclaré que la série présentera des «voyages de la mort» en mer depuis la Tunisie vers la rive opposée de la Méditerranée, soulignant que les deux tiers des scènes de la série ont été filmées à l’intérieur de la mer.

Il a déclaré que son rôle “Safouane” incarne l’histoire d’un jeune homme venant de la Libye pour participer à une opération de franchissement clandestine des  conditions d’insécurité en Libye- pour arriver au « Paradis promis ».

“Safouane fera la lumière sur la souffrance des immigrés clandestins dans les dans les centres d’accueil, en particulier les Africains”, a déclaré Mejri.

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