Ines Boubakri: l’ambassadrice tunisienne tire son épée en traversant les continents

Ines Boubakri, la championne tunisienne d’escrime, n’a pas eu la chance de participer pour la troisième fois de sa carrière aux jeux Olympiques, pendant cet été, après l’annonce du report de l’édition de Tokyo pour l’année prochaine.

Ainsi la championne tunisienne, âgée de 31 ans, doit attendre encore une année pour marquer son parcours d’une troisième participation historique à cette manifestation importante, après celle de London et Rio de Janeiro.

Boubakri n’est pas un simple chiffre pour clôturer la liste des participants. Ines a été couronnée d’une médaille de bronze aux Jeux olympiques du Brésil.

Cependant, le progrès de son parcours sportif révèle un grand défi, malgré la marginalisation des autorités concernées, en Tunisie qui n’ont apporté ni soutien matériel ni motivation à la talentueuse championne.

Il est à noter qu’Ines s’est mariée, il y a six ans, avec un escrimeur français qui représente un grand pilier pour elle, afin d’accomplir son rêve, suite à ses plaintes répétitives de la négligence tunisienne.

Ines a remporté une médaille de bronze au Championnat du monde d’escrime, 11 médailles d’or, 1 d’argent et 2 de bronze au Championnat d’Afrique d’escrime, ainsi que 7 médailles d’or au Championnat d’escrime de Tunis.

Le succès de Boubakri a eu un écho plus significatif après avoir remporté de l’argent et du bronze auparavant dans les jeux méditerranéens … c’est-à-dire que la douce féminité cache un solde de titres de tout continent pour une escrimeuse

tunisienne qui refuse de jeter l’épée malgré tous les obstacles matériels et moraux auxquels elle a été confrontée.

Le rayonnement de la championne tunisienne s’est étendu à des domaines plus vastes, la preuve qu’ils l’ont choisi à la fin de l’année dernière à Dubaï en tant qu’ambassadrice de la créativité sportive en marge de sa participation à la conférence internationale sur l’innovation sportive. Ines a également étendu son influence sur les “réseaux sociaux”, même si elle pratique un sport qui n’est pas classé parmi les spécialités populaires, elle figure parmi les dix stars les plus suivies dans le domaine du sport dans le monde arabe..

Un « Success-story » qui ne peut en aucun cas dissimuler la souffrance lors de chaque mérite exceptionnel de notre championne qui est installée en France et continue son activité et son entrainement là-bas, d’où elle n’a pas hésité pendant l’été dernier à attaquer la Fédération tunisienne d’escrime, le Ministère de Sport et le Comité Olympique, pour contester le non recouvrement du montant de ses avoirs et aussi le financement insuffisant destiné au programme des préparatifs des Jeux Olympiques, même s’ils sont actuellement reportés en raison de la propagation du nouveau Coronavirus, mais les experts du jeu sont conscients du fait que la préparation d’un champion olympique ou du monde n’est pas une tâche facile, mais cela nécessite un financement important et un laps de temps respectable pour le sportif afin de bien se préparer, avant de pouvoir l’évaluer objectivement.

Contrairement aux politiques actuellement adoptées avec les champions tunisiens qui affrontent plusieurs obstacles dressés sur leur chemin, alors que le jugement sportif sera difficile, et c’est ce qui a fait que beaucoup d’entre eux rebutent et ont tendance à choisir d’autres nationalités, même si Ines Boubakri est fidèle au drapeau et n’a pas choisi dérailler, malgré toute sa marginalisation.

Un succès qu’on espère qu’il ne soit pas rare pour la Tunisie, dans ce domaine, ce qui a conduit de nombreux spécialistes de ce sport à confirmer que la solution est de profiter des succès de notre championne olympique auprès des générations futures en accordant à Ines de pouvoirs techniques importants, dans le cadre de l’encadrement des jeunes dans l’escrime, afin qu’elle contribuent à l’émergence de nouveaux champions pour la Tunisie.

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